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Pendant l’hiver, les abeilles sont au repos, un
repos forcé en raison du froid et de l’abscence de fleurs à
butiner. Dans la ruche, elles se blotissent les unes contre les autres et
se mettent en grappe pour se tenir chaud.
Elles consomment le miel que nous leur avons laissé, ce qui nous
évite de les nourrir.
Nos abeilles passent l’hiver dans la Forêt des Maures et dans
la Forêt de Janas où elles ont une vue imprenable sur la Grand
Bleue ; et aussi chez nous entre vignes et pins, à la lisière
de notre pinède.
Olivier profite de cette période, pour réparer le matériel,
construire de nouveaux cadres, de nouvelles ruches…dans son atelier
où il prépare la saison à venir.
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Dès le mois de mars, les beaux jours arrivent, avec leurs premières
transhumances. Le printemps se dessine… Le chant des oiseaux , les
tapis verdoyants de bruyère blanche et de cyste, les senteurs inégalées
de thym et de romarin, une Provence radieuse ! Voilà nos abeilles
qui pointent le bout de leur nez !
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Les reines sont prêtes à pondre, les «butineuses»
prennent leur envol, majestueuses en quête de merveilles qu’offre
Mère Nature. Les «gardiennes» préservent le
Royaume,à l’entrée, attentives au moindre bruit, au
moindre souffle…elles préviennent du danger. Un monde où la perfection est innée et l’organisation
de rigueur ; une communauté exemplaire. Ainsi commence le dur labeur de l’ouvrière : récolte
du pollen, du nectar…
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De son coté, Olivier commence les «greffages» : sur
des cadres de couvin , il prélève de microscopiques larves
qu’il fera grandir dans une ruchette. Ces larves deviendront des reines.
Chacune d’entre elles sera introduite dans une nouvelle ruche, en
présence d’une petite colonie d’abeilles orphelines.
Ainsi, il forme ses essaims de printemps pour rétablir son cheptel
voire même l’augmenter.
Olivier et son père sont fin prêts pour le grand départ
«la transhumance». Nos abeilles voyageuses vont pouvoir butiner
de nouvelles fleurs, survoler de nouveaux paysages, pour nous procurer différentes
saveurs, différents miels.
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De nuit, ils parcouront de nombreux km pour arriver sur les lieux avant
le lever du jour ; car au pemier rayon de soleil, à peine perceptible
soit-il, nos petites abeilles se mettent à butiner, vite vite !
Au total une douzaine d’emplacements situés dans un cadre idyllique,
éloigné de toute pollution. De là découlera
un miel pur, de qualité irréprochable.
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Entre transhumances et récoltes de miel, Olivier prélève
régulièrement le pollen que ses petites butineuses lui ont
préparé avec minutie ; et ce jusqu’à la mi- juin.
Durant l’été, les récoltes s’enchainent
à un ryhtme effréné…puis vont se succéder
extraction et mise en pot avec les miels de romarin, d’acacia, garrigue,
framboisier, montagne, lavande, chataignier, sapin, bruyère et quelque
fois arbousier.
Quant à moi, «l’apicultrice», je confectionne
pour le plaisir des gourmands des pains d’épices, des croquants
au miel… Quant au nougat c’est Olivier qui le confectionne avec
amour. Tous nos produits sont élaborés dans le respect de
la fabrication artisanale.
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Septembre est là. Les grappes de raisin gorgées de soleil
ne demandent plus qu’à être coupées. Plusieurs
journées seront consacrées aux vendanges…
L’automne approche à grands pas, annonçant la fin de
la saison estivale ainsi que la fin des transhumances. Nos abeilles vont
de nouveaux intégrer leurs quartiers d’hiver.
Puis le mois de décembre, nous rassemblera en famille autour de la
ceuillette des olives, ces arbres nobles aux branches lourdes de fruits
mûrs…luisants. Des moments simples… vrais…authentiques.
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Tel est notre univers passionnant. Dans ce petit coin de Provence, où
la beauté se veut éternelle, où le soleil règne
à longueur d’année.
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